25.10.2007
Ecriture, quand tu nous tiens!
Au sommaire du jour, nous vous proposons quelques concours de nouvelles (dont les échéances sont plus ou moins proches certes), pour ceux qui écrivent, mais pas seulement.
1) Le neuvième concours de Nouvelles Noires et Policières organisé chaque année par la médiathèque de l'Ic (Pordic) et l'association Fureur de Noir (Lamballe). Quelques "contraintes" sont données comme par exemple le titre de la nouvelle, qui doit être une formule courante, généralement signalée par un panneau, un écriteau ou une pancarte (exemple: "un train peut en cacher un autre", "voie sans issue", etc.).
Il faut envoyer la nouvelle avant le 1er décembre 2007. Toutes les conditions, le règlement et les détails sont sur un fichier PDF qu'il vous suffit de nous demander par mail à l'adresse habituelle si vous êtes intéressés!
(merci à Claire pour l'information!)
2) Un autre concours de Nouvelles Noires proposé chaque année par l'association Noires de Pau: "ce concours est réservé aux textes qui répondent à la définition soit du "roman policier", c'est-à-dire relatant des activités criminelles plus ou moins mystérieuses faisant l'objet d'une enquête, soit du "roman noir", de type plus psychologique. Les textes doivent également s'apparenter au genre de la "nouvelle", en particulier sur le plan de la brièveté." Sachez qu'il existe le même concours pour les plus jeunes, si jamais autour de vous quelques uns sont intéressés par l'exercice.
Là encore on trouve quelques contraintes, ou plutôt des indices à placer dans la nouvelle:"Prénom : Jeanne-Marie ; Lieu : Complexe de la République ; Métier : Facteur ; Objet : Tenailles"
Les envois doivent être adressés jusqu'au 28 février 2008 (le cachet de la poste faisant foi).
Règlement, détails, précisions et adresse sur le site: http://www.noires-de-pau.com/
3) Le concours de nouvelle, photographie, bande dessinée et film organisé par le service culturel du CROUS, ouvert à tous les étudiants. L'an dernier le thème était celui du Tohu-Bohu, cette année il s'agit du Rouge! Le site n'a pas encore été actualisé pour les renseignements, mais il me semble bien que le CRM a quelques fascicules avec le réglement (date, longueur de la nouvelle, prix, adresse, etc.), alors n'hésitez pas à aller demander, ou à faire quelques recherches sur Internet.
Je ferais d'autres recherches pour vous proposer plus de concours, et si vous avez des plans de votre côté,envoyez-nous un mail qu'on en fasse profiter tous ceux qui passeront ici!
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02.10.2007
Vaugh / Shannon – Design
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23.09.2007
Nobody & co. – Design
10:56 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
David Pearson – Design
Un petit lien vers le site internet d’un designer spécialisé dans les couvertures de bouquins (des éditions Penguin Books et Zulma notamment) : www.davidpearsondesign.com
g.
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18.09.2007
Kiriko Nananan
Kiriko Nananan, est une mangaka japonaise publiée aux éditions Sakka (Casterman) ces livres coûtent entre 10 et 12€. Son dessin est très épuré, les cadrages sont décalés et la composition est inhabituelle ce qui crée une parfaite harmonie avec l’univers intimiste de ses œuvres.
Elle sait transformer une histoire anecdotique en un récit qui touche profondément le lecteur, à l’instar de Blue, où la question de l’homosexualité entre femmes est traitée avec une extrême sensibilité.
Un jour, la secrète Masami accompagne Kayako regarder le bleu de la mer qu’elle à l’habitude de contempler après les cours. L’amitié se mue en amour, puis en souffrance. Pour interpréter ce blues sentimental, Kiriko Nananan colle au plus près des visages et des corps de ses deux héroïnes. Son trait sensuel et épuré, et ses aplats de noir et blanc, sont d’un esthétisme étonnant.
Kiriko Nananan aborde en effet de l'intérieur les sentiments et la sexualité féminine.
Dans Every Day, Miho travaille comme vendeuse dans un magasin, pendant que son compagnon Seiichi se consacre à la
musique. Même si elle repense souvent à son ex-petit ami, Hagio, elle est heureuse avec Seiichi. Le jeune ménage peine pourtant à joindre les deux bouts, et Miho doit prendre un second emploi. Devenue hôtesse de bar, elle finit par céder, par besoin d'argent, aux avances d'un client. Lorsque Seiichi l'apprend, il ne la comprend pas et s'éloigne d'elle. C'est alors que Hagio ressurgit dans la vie de la jeune femme. Tout en finesse, et avec son graphisme au style si particulier, Kiriko Nananan relate dans Everyday la confusion des sentiments d'une jeune japonaise d'aujourd'hui.
L’"intériorité" de ses histoires s'accorde avec un dessin à la fois lisse et contrasté, et c'est avec ce découpage si singulier (alternance de gros plans de visages, de silhouettes ou d'objets décadrés) qu'on l'identifie aisément.
Dans Stawberry Shortcakes, Tôkô, Chihiro, Riko et Akiyo sont à la recherche du bonheur. Malgré son succès comme dessinatrice, Tôkô ne digère pas la trahison de son petit ami, cloîtrée chez elle, elle vomit toute nourriture, et méprise Chihiro, sa colocataire, quand celle-ci tombe amoureuse. Être amoureuse, c'est le rêve de Riko, idéaliste et gourmande, mais sans personne pour partager sa vie. Quant à Akiyo, elle l'est, mais secrètement. Tout en gagnant sa vie comme prostituée, elle tente de séduire l'amical Kikuchi...
Defanelia
15:38 Publié dans Critiques manga/bd | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2007
"Nana" de Ai Yazawa
« Ma ville natale est une ville ni grande ni petite, entourée de montagnes. Ce n’est ni un village, ni une métropole et elle n’a aucun intérêt touristique. Je suis la cadette d’une famille de trois enfants, délaissée par des parents ni riches ni pauvres, j’ai grandi peu à peu et je vais bientôt quitter le lycée et cet état de banale lycéenne. » Nana Komatsu
« Je ne connais pas ma ville natale, je n’ai jamais vu le visage de mon père et celui de ma mère je l’ai oublié. Je suis arrivée dans cette ville en bord de mer à l’âge de 4 ans et j’ai grandi sous les réprimandes de ma grand-mère, gérante d’un petit restaurant. Maintenant, je vis d’un petit boulot tout en entretenant un morceau de rêve… » Nana Ôsaki

Deux jeunes filles portant un prénom synonyme de bonheur vont, par leur propre volonté, mettre leur destin en marche. La première Nana est montée à Tokyo pour être avec ses amis et Shôji son petit ami. La seconde a fait de même, avec une volonté de fer, suite à sa douloureuse séparation avec celui qu’elle aimait, Ren, désormais elle veut devenir chanteuse pro.
Le cœur rempli d’espoir, toutes deux partent pour Tokyo le même jour, au même moment, et par le plus grand des hasards, elles se rencontrent dans le train. Ces deux jeunes filles n’ont aucun point commun tant sur le plan de leur caractère que sur celui de leur milieu social, la première raconte sa vie à qui veut l’entendre tandis que la seconde est pleine de mystères, mais bizarrement, elles s’entendent bien. Le hasard, ou peut-être le destin, va les réunir à nouveau et elles deviennent colocataires.
La différence avec les shojos habituels est dans le réalisme des situations, des caractères et également dans le dessin. Finis les grands yeux pleins d’étoiles, oubliés les mensurations à faire pâlir d’envie Barbie. Dans cette série, les personnages sont tous androgynes, habillés et coiffés à la mode actuelle. Ils sortent, boivent, fument, font l'amour, galèrent pour trouver un job ou finir leurs études, et souffrent, tous les lecteurs, de quinze à trente ans principalement, peuvent se reconnaître dans un des personnages.

Voici une série qui mérite toute votre attention, elle mêle à la fois humour et sujets sérieux, et laisse le lecteur complètement stone à la fin de chaque tome. Actuellement 16 tomes sont parus aux éditions Delcourt, deux films ont été produits au Japon, des chanteuses japonaises se sont accaparées l’image et le style musical de Nana Ôsaki et de Reira (une autre chanteuse de ce manga) et ont sorti leurs CD qui sont plutôt bons à mon goût, un anime est également en cours. Les fans de la série attendent avec impatience la sortie du tome 17, le 17 octobre. En attendant, je vais me pencher dès que possible sur une autre série de Ai Yazawa dont j’ai entendu le plus grand bien : Paradise Kiss.
Editeur : Delcourt
Nombre de pages : 250p.
Prix : 5,95€.
Defanelia
23:25 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.06.2007
« Le chant des baleines » Edmond Baudoin
L’histoire que Baudoin nous livre ici est celle de la quête d’un homme qui marche seul, désireux de fuir le monde. Il profite de ce périple pour faire le point sur sa vie, sur ce qui l’entoure , ce qui est l’occasion d’un retour amer sur son passé et d’une critique brute d’un monde envahi par la misère, la guerre, la peur et la mort. Dans la cacophonie du monde, le narrateur s’interroge et cherche sa note. Dans sa fuite il croise de multiples personnages allant d’une jeune fille qui attend le train qui la conduira à son mariage, en passant par un soldat, ou encore un couple de vieux retirés du monde. Il cherche à atteindre les montagnes où peut-être il finira par trouver sa note et un sens à sa vie. La nature apaise le narrateur mais est en même tant montrée de manière très inquiétante.
Perdu dans un monde désenchanté et inquiétant, il nous fait part au fil de l’histoire de ses réflexions sur ce qui l’entoure, les gens qu’il rencontre et de son questionnement tellement humain dans lequel on se reconnaît tous plus ou moins.
Les planches qui illustrent cette quête sont sombres, les couleurs jouent sur le contraste entre la fragilité et la violence
Baudoin se met en scène dans ce récit torturé, intimiste et nous entraîne dans une véritable promenade poétique et bouleversante.
13:10 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
"Hell" de Lolita Pille
Hell, premier roman de Lolita Pille (20 ans quand elle écrit le livre), est l’histoire d’une fille de dix-neuf ans, enfant gâtée habitant le 16ème arrondissement de Paris. Elle passe son temps dans les boutiques de luxe de son voisinage, les bars et restaurants d’hôtels cinq étoiles et ensuite se rend au carré VIP de boîte de nuit comme le Queen. Mais elle rencontre Andréa qui la fait changer. Lolita Pille tout au long du livre dénonce la dépravation de cette jeunesse dorée et le manque de but dans leur vie.
L et S
13:14 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
"Le magasin des suicides" De Jean Teulé
Vous voulez vous suicider ? Mais vous ne savez pas vraiment comment faire ? Il vous manque peut être de l’inspiration sur la façon de le faire ? Pas de souci, Jean Teulé a tout prévu pour vous.
Dans son Magasin des suicides, l’auteur vous invite au suicide d’une manière très décalée. C’est un véritable humour noir dont il fait preuve tout au long de son roman.
Lucrèce et Mishima Tuvache sont les heureux propriétaires du magasin des suicides. Avec leurs trois enfants Marilyn, Vincent et Alan dont chacun a hérité du prénom d’un suicidé célèbre, ils gèrent l’entreprise familiale qui prospère depuis dix générations dans la tristesse et l’humeur sombre. Avec un slogan des plus cyniques : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! », le commerce des Tuvache vous vend tous les ingrédients, objets et conseils divers pour vous suicider dans le meilleur des mondes. Entre le death kiss, le revolver un coup jetable, les parpaings, en passant par la traditionnelle corde tressée ou par le parc d’attraction sur le thème du suicide, tout est bon pour mettre fin à vos jours.
Cependant, le quotidien sombre de cette famille sinistre par tradition s’effrite à cause du caractère enjoué de leur petit dernier : Alan, qui déborde de joie de vivre. Evidemment, sa gaieté fait relativement « tache » dans ce magasin à l’atmosphère si sordide.
L’histoire dérape lorsque la bonne humeur d’Alan commence à se propager aux autres membres de la famille. A partir de cet instant, tout devient possible…Même le pire ?
L et S
13:13 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2007
"L'attentat" Yasmina Khadra
Yasmina Khadra, que l’on croyait être une femme, n’a révélé que récemment, en 2001, que c’est un pseudonyme. Il avait alors déjà écrit une vingtaine de romans. C’est dans son autobiographie, L’Ecrivain, que l’on apprend que c’est un militaire de carrière algérien, du nom de Mohamed Moulessehoul, aujourd’hui âgé de 51 ans. Pour s’expliquer sur le choix d’avoir pris un pseudonyme, Yasmina Khadra dit simplement « comment s’exprimer sans masque pendant la guerre civile ? »Un de ses romans les plus connus est bien sûr L’Attentat, publié en 2005 chez Julliard, qui a reçu le prix des Libraires 2006 (notons ici le choix de la couverture du livre qui illustre bien les déflagrations d’une bombe qui explose). L’histoire est celle d’Amine, né arabe mais naturalisé israélien. Médecin, il se voit un jour amené à soigner les victimes d’un attentat terroriste en Israël qui a fait 17 morts. Ce même jour, il apprend qu’en fait sa propre femme est le kamikaze qui a commis l’attentat. à partir de ce moment, Amine cherche à comprendre pourquoi sa femme, Sihem, elle aussi d’origine arabe, a décidé de rejoindre les organisations islamistes et de commettre un acte terroriste. Il finit par rencontrer celui qui a envoyé sa femme « se faire exploser ». Ce qui est alors fascinant c’est que l’auteur se glisse si bien dans la tête des terroristes qu’on en arrive à se demander si après tout leurs actions ne sont pas légitimes ! Le chef de l’organisation est convaincu par ce qu’il dit, par ses raisons qu’il croit bonnes. Et puis il y a la voix opposée, celle d’Amine et par là même, celle de Yasmina Khadra, celle qui nous ramène à la raison. On comprend alors combien il est facile d’aveugler les gens par un discours bien mené. Il suffit de leur répéter que leur devoir est de se battre pour la patrie, que le seul
moyen de se faire entendre est de faire des victimes, qu’il ne faut pas reculer devant la mort puisque dieu nous accueille après. Yasmina Khadra est sans conteste un romancier de premier ordre qui ne cesse de se battre pour les justes causes.
A lire absolument : Les Hirondelles de Kaboul, Les Sirènes de Bagdad, Les Agneaux du Seigneur, A quoi rêvent les loups, L’Imposture des mots…
L. Moretti
17:00 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


